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Salima Raoui

Artiste - Art Thérapeute Humaniste- Fondatrice de ECC/ABB

Salima Raoui

Le Retour de l'Eternel Féminin et de l'Ame du Monde

Le thème du Divin Feminin ou l'Eternel Féminin est tellement présent tout autour de nous en ce moment, que pour vous donner quelques idées sur le sujet je partage avec vous des extraits  d'un livre passionnant de Llewellyn Vaughan-Lee introduit par Sandra Ingerman.

Extrait des "Pensées de la Semaine de Salima" envoyée le 22/09/2010

Nous sommes reliés à un réseau vivant

Les enseignements indigènes abordent le féminin divin d’une manière cruciale pour notre guérison et pour celle de notre planète. Nous savons depuis des milliers d’années que tout ce qui existe dans ce monde est vivant et a un esprit. Nous sommes reliés à un réseau vivant sur lequel tout ce qui vit a une influence. Cette compréhension ancienne du féminin divin, l’unité interdépendante de toute la création, est le thème central de l’œuvre de Llewellyn. Il affirme que lorsque nous parlons à l’âme des arbres, des rochers et des rivières, c’est au divin à l’intérieur de la création que nous nous adressons.

Il existe une pratique chamanique issue de différentes traditions, appelée l’écoute profonde. A travers elle, nous apprenons comment éviter de continuer à détruire le monde. Les réponses reposent dans la nature qui nous prodigue toujours son enseignement. Elles sont également dans notre dimension intérieure, notre sagesse. Nous devons déplacer notre énergie de la tête jusqu’au cœur. Il nous faut nous souvenir de ce que nous aimons dans la vie, cela nous ouvre un espace de respect et d’émerveillement, où nous rejoignons notre passion. Nous devons nous rappeler comment honorer et respecter la vie à chaque respiration, chaque pas, chaque parole et chaque pensée. Ce que nous bénissons nous bénit en retour.

On peut pratiquer l’écoute profonde pour aller au-delà de ce que notre écoute ordinaire nous laisse percevoir, et retourner jusqu’aux rives de l’invisible, de la lumière du féminin, de la connaissance et de l’amour qui nous relie tous les uns aux autres. Pour servir réellement la planète, il nous faut reprendre contact avec la connaissance féminine intérieure qui nous enseigne le changement venant de l’être plutôt que du faire.

Dans « Le Retour de l’Eternel féminin et l’Âme du monde », Llewellyn expose de manière unique ces principes ainsi que bien d’autres. Son don pour l’écriture va au-delà d’une approche purement intellectuelle. La véritable teneur de son don consiste à trouver les mots qui vont jusqu’aux cellules de notre corps, comme une fleur après un violent orage absorbe la lumière du soleil qui donne la vie. Llewellyn crée ainsi un espace au-delà de la pensée, qui nous permet d’entrer en contact avec le lieu oublié et négligé de la connaissance sacrée, et à en vivre les enseignements

J’ai lu tous les livres de Llewellyn Vaughan-Lee et chacun d’eux a été pour moi une source d’inspiration. Dans le présent ouvrage, Llewellyn rassemble ses enseignements sur le féminin qui, insiste-t-il encore et encore, est essentiel pour le travail de guérison holistique ainsi que pour la transformation et la régénération de l’existence. Il nous remet en mémoire les secrets originels de la création qui relèvent du féminin. Il met l’accent sur le fait que cette connaissance profonde est, par sa nature, inséparable du corps de la femme et de son savoir intérieur, et sur le besoin crucial que nous en avons en cette période de grande crise. Cette connaissance est nécessaire pour revitaliser l’existence et pour qu’elle soit vécue comme il est voulu qu’elle le soit. Il nous rappelle également notre ancienne compréhension de l’anima mundi, l’âme du monde, et combien sa présence est vitale à notre époque. Il est temps pour nous de convoquer à nouveau l’âme du monde et ce, en honorant son énergie porteuse de vie.

Je sais que ce livre inspirera tous ceux qui le liront. Alors, je vous en prie, commencez votre lecture."

Sandra Ingerman

La Matrice de la Création

"Le féminin est la matrice de la création. La vérité est profonde et fondamentale, et toute femme la connaît dans les cellules de son corps ainsi que dans son instinct. C’est de la substance même de son être qu’apparaît la vie. Elle conçoit et donne la vie, elle participe à l’immense mystère de faire venir une âme à l’existence. Nous avons cependant oublié ou nié la profondeur d’un tel mystère, oublié comment la lumière divine de l’âme crée un corps dans le ventre d’une femme, et combien la mère donne dans cette merveille, elle qui offre son sang et tout son corps à celui qui va naître. Notre culture a mis l’accent sur l’aspect désincarné et transcendant de Dieu, elle a ainsi écarté la femme et nié le caractère sacré du simple mystère de l’amour divin.

Nous ne nous rendons pas compte que ce déni patriarcal affecte non seulement chaque femme mais la vie elle-même. Lorsque nous renions le divin mystère du féminin, nous renions un aspect fondamental de la vie. Nous séparons la vie de son centre sacré, de la matrice qui nourrit toute la création. Nous coupons notre monde de la source qui seule est à même de guérir, de nourrir et de transformer. Nous avons besoin de cette source, qui a donné vie à chacun de nous, pour donner un sens à notre existence, pour la nourrir de ce qui est réel, et pour nous révéler l’énigmatique et divin but dans le fait d’être en vie.

L’humanité occupe une place centrale dans l’ensemble de la création, c’est pour cette raison que lorsque nous nous nions nous-même, nous nions la totalité de la vie. En niant son pouvoir sacré et son but au féminin, nous avons appauvri la vie à un point inimaginable. En effet, nous avons occulté la source sacrée du sens de la vie ainsi que son dessein divin, connu des prêtresses. L’on pourrait croire que leurs rites de fertilité et leurs diverses cérémonies n’étaient qu’une réponse au besoin de procréation ou de récolte fertile. Dans notre culture contemporaine il nous est impossible de comprendre qu’un mystère plus profond se jouait là. Il s’agissait d’établir consciemment un lien intérieur entre la vie et sa source, cette source étant porteuse de la vie tout entière comme une incorporation du divin, et ouvrant ainsi à la merveille du divin présent à chaque instant.

Le temps des prêtresses, des temples et des cérémonies est révolu, et la sagesse du féminin n’a pas été transcrite, elle a été transmise oralement (le logos est un principe masculin) ; cette connaissance sacrée est par conséquent perdue. Il nous est impossible de faire revenir le passé mais nous pouvons témoigner d’un monde dont cette sagesse est absente, d’un monde exploité par notre avidité et notre pouvoir, d’un monde que nous violentons et que nous polluons avec insouciance. Alors peut commencer le travail de retrouvailles avec le féminin et de reprise de contact avec le divin en tant qu’il est le cœur de la création. Nous sommes à même d’apprendre à œuvrer avec les principes sacrés de la vie. Sans l’intercession du féminin divin, nous demeurons dans le désert physique et spirituel que nous avons créé et nous transmettons à nos enfants un monde malade et désacralisé."

Une nouvelle magie est là

Que signifie réhabiliter le féminin ? Cela signifie honorer notre lien sacré avec la vie qui est présent à chaque instant. Cela signifie prendre conscience que la vie est une et commencer à reconnaître les interactions qui constituent le tissu de la vie. Cela signifie prendre conscience que toute action, toute pensée affecte l’ensemble. Et cela signifie aussi permettre à la vie de s’adresser à nous. Les media et la publicité nous bombardent constamment d’impressions et il n’est pas facile d’entendre la voix de la vie. Mais elle est présente malgré nos peurs et nos désirs, nos angoisses et nos attentes. Et la vie attend que nous l’écoutions ; il suffit d’être présent et d’être attentif. Elle essaie de nous transmettre les secrets de la création afin que nous participions à la merveille qui est en train de naître.

Nous sommes en exil, dans un paysage stérile rempli de fantasmagories sans âme. Il est temps de rentrer chez nous, de réclamer ce qui nous appartient : la vie sacrée dont nous faisons partie. C’est ce qui nous attend et les signes apparaissent autour de nous. Pas seulement à travers notre insatisfaction et dans le sentiment que nous avons d’avoir été exploités et bernés. Ils transparaissent dans une magie qui commence à émerger, à la manière de battements d’ailes d’anges que nous ne voyons pas mais que nous sentons. Il nous est rappelé qui nous sommes réellement, il nous est rappelé la présence divine qui est en nous et dans la vie. Nous aspirons à cette magie, nous avons la nostalgie d’une vie unissant les mondes du dedans et du dehors. Il nous est seulement demandé d’être ouvert et réceptif, de dire « oui » à ce que nous ne pouvons ni voir ni toucher, mais seulement sentir et accueillir. Et pour chacun de nous, cette rencontre des mondes est différente et unique parce que nous sommes tous différents et uniques. C’est le caractère sacré de la vie qui s’adresse à nous dans notre propre langage. Pour le jardinier, c’est à travers la magie des plantes, pour la mère sous forme de quelque chose d’inattendu chez ses enfants – quelque chose de fugitif, encore inconnu – une promesse que nous connaissons et que nous avons attendue. Les enfants la sentent avant nous car pour eux, elle n’est pas si inhabituelle ; elle fait partie de l’air qu’ils respirent et de la lumière dans laquelle ils vivent. Ils n’ont pas encore été complètement bannis et peut-être grandiront-ils dans un monde qui gardera cette magie.

Le mystère du féminin divin nous parle de l’intérieur de sa création. Ce n’est pas un dieu éloigné dans le ciel, mais une présence, proche de nous, et qui a besoin d’une réponse. C’est le divin qui revient revendiquer sa création, c’est-à-dire ce que signifie la véritable merveille d’être en vie. Nous l’avons oublié de même que nous avons oublié ce qui est sacré alors que c’est une partie de nous-mêmes. Maintenant, le féminin a besoin d’être reconnu, non pas en comme un mythe ou une image spirituelle, mais comme une part de notre sang et de notre souffle. Il peut nous éveiller à une attente qui est dans l’air du temps, à une ancienne mémoire qui naît d’une façon nouvelle. Il peut nous aider à faire naître le divin qui est en nous et à l’unité qui nous entoure. Il peut nous aider à nous rappeler notre vraie nature."

Llewellyn Vaughan-Lee

 

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